
Trichocereus : guide pour identifier les ravageurs invisibles
# Trichocereus : guide pour identifier les ravageurs invisibles
Dans la culture professionnelle de **Trichocereus** (sin. *Echinopsis* pour de nombreux auteurs), une partie critique du succès est de détecter à temps les **ravageurs “invisibles”** : des organismes minuscules, souterrains ou cryptiques qui passent inaperçus jusqu'à ce que les dommages soient évidents. Ce guide technique de TRICHOLAND rassemble des critères de diagnostic, des signes distinctifs et des protocoles de gestion intégrée pour les ravageurs les plus fréquents et difficiles à voir sur Trichocereus, tant dans les collections que dans la production de pépinières.
L'objectif est que vous puissiez confirmer ou écarter leur présence sans microscope professionnel, appliquer des mesures correctives sûres et intensifier le contrôle de manière efficace et durable.
Signes précoces : comment “lire” un Trichocereus en présence de ravageurs invisibles
- →**Bronzage ou “russeting”** : perte du vert brillant, avec un brunissement fin et une texture rugueuse/corcheuse en surface. Typique des acariens plats ou faux (*Brevipalpus*).
- →**Argenté/mat avec piqûres fines** : apparence opaque, “poncée”, souvent avec des points noirs (déjections). Compatible avec **thrips**.
- →**Taches chlorotiques diffuses** qui s'étendent sans motif défini, parfois accompagnées d'un léger affaissement épidermique : compatible avec **acariens** (Tetranychus, ériophytes).
- →**Déformation de l'apex**, pousses “rabougries” ou ramifications anormales (type sorcière) : indicatif des **acariens ériophytes** ou de l'**acarien large** (*Polyphagotarsonemus latus*).
- →**Arrêt de croissance sans cause apparente**, jaunissement général et perte de turgescence qui ne s'améliore pas avec l'arrosage : suspicion de **cochenille des racines** (*Rhizoecus*) ou de problèmes racinaires.
- →**Côtes qui “s'effacent”** (tissu mou dû à un excès de N) et micro-lésions : facilitent l'établissement des acariens et des cochenilles.
- →**Fourmis rôdant** autour du pot/du collet : souvent associées aux **cochenilles** (elles se nourrissent de leur miellat ou les protègent).
- →**Absence de miellat/noirâtre** avec dommages importants : oriente vers les **acariens** (ils n'excrètent pas de miellat), pas vers les pucerons/cochenilles aériennes.
Outils et méthodes rapides de diagnostic
- →**Loupe 10–20×** : indispensable. Vérifiez les apex, les aréoles, les sillons entre les côtes et le collet de la plante.
- →**Test du “tapotement”** : placez une feuille de carton blanc sous la tige et tapez doucement ; observez avec la loupe si des points mobiles rougeâtres/bruns (acariens) ou allongés (thrips) tombent.
- →**Ruban adhésif transparent** : appuyez sur la zone suspecte, collez-le sur une feuille blanche et vérifiez avec la loupe ; utile pour voir les acariens/thrips.
- →**Pièges collants** : jaunes (général) et bleus (thrips), à hauteur des côtes ; vérifiez chaque semaine.
- →**Inspection des racines** : s'il y a un déclin sans cause, démoulez le pot ; recherchez des masses cotonneuses blanches sur les racines/le “collet” (cochenille des racines).
- →**Lavage-tamisage** de la motte dans un seau avec de l'eau tiède et du savon doux ; filtrez l'eau à travers un tamis blanc pour détecter la cochenille des racines.
- →**Berlese maison** (avancé) : pour le sol ; une source de lumière/chaleur expulse des microarthropodes vers un collecteur avec de l'alcool.
- →**Photographie macro** avec mobile + loupe : permet de comparer l'évolution hebdomadaire et de demander un second avis technique.
Ravageurs invisibles les plus courants sur Trichocereus : identification et gestion
1) Cochenille des racines (*Rhizoecus* spp. et apparentés)
**Pourquoi est-elle “invisible”** : elle vit enterrée ou dans le collet, protégée par le substrat et les débris de racines ; elle n'est pas toujours visible en surface.
**Symptômes** :
- →Plante qui “s'arrête”, jaunie et perd de son vigueur malgré des arrosages/fertilisants corrects.
- →Tige qui bouge dans le pot (racines endommagées, ancrage faible).
- →Fourmis dans le conteneur ; sur les racines, masses cotonneuses blanches et petits insectes ovales grisâtres.
**Confirmation** : sortir la plante, secouer et laver les racines ; observer sous la loupe les cochenilles sur les racines fines et le collet.
**Gestion** :
- →**Choc physique** : lavage à pression modérée des racines + bain dans une solution savonneuse ou avec *huile horticole* à 1 % (jamais en plein soleil ni avec chaleur).
- →**Rempotage** dans un nouveau substrat, pot désinfecté. Retirer 100 % du substrat ancien.
- →**Drench systémique** là où il est autorisé pour les ornementales : substances actives enregistrées contre les cochenilles (consulter la réglementation locale et l'étiquette). Répéter tous les 14–21 jours.
- →**Contrôle biologique** : *Cryptolaemus montrouzieri* (prédateur de cochenilles) et acariens du sol (*Stratiolaelaps/Geolaelaps*) comme auxiliaires.
- →**Contrôle des fourmis** avec des appâts spécifiques pour couper la protection/mobilité du ravageur.
2) Acarien rouge à deux taches (*Tetranychus urticae*)
**Invisible** à l'œil nu lorsque la population est faible ; prospère avec chaleur et faible humidité.
**Symptômes** :
- →Perte de brillance ; piqûres fines jaunâtres ; “sable” brun au toucher.
- →Toiles subtiles entre les aréoles lors d'attaques fortes (pas toujours présentes).
**Confirmation** : tapotement sur le carton ; voir des points rougeâtres/bruns se déplacer. La loupe 20× révèle des individus et des œufs.
**Gestion** :
- →**Culturelle** : douches douces matinales en été à l'extérieur ; augmenter légèrement l'humidité relative dans la serre avec ventilation ; éviter l'excès de N.
- →**Biocontrôle** : *Phytoseiulus persimilis* (rapide sur les pousses), *Neoseiulus californicus* et *Amblyseius andersoni* pour la gestion préventive.
- →**Acaricides spécifiques** en rotation *IRAC* (p. ex., abamectine, bifenazate, étoxazole, hexythiazox, spiromesifen, spirodiclofen) selon l'enregistrement local ; ajouter un **mouillant** approprié et couvrir les sillons et aréoles. Éviter les huiles à des températures élevées.
3) Acariens faux ou plats (*Brevipalpus* spp.)
**Profil** : extrêmement petits, sans toile ; causent **russeting**/corchosité et brunissement progressif.
**Symptômes** :
- →Zones brunes, rugueuses, qui avancent depuis des zones ombragées et des côtes intérieures.
- →Perte de turgescence visuelle sans effondrement ; lors d'attaques chroniques, laissent une croûte permanente.
**Gestion** :
- →**Surveillance détaillée** avec loupe pendant les heures fraîches.
- →**Biocontrôle** : *Amblyseius swirskii*, *N. californicus* comme préventifs dans des environnements contrôlés.
- →**Acaricides** de contact et translaminaires efficaces en rotation (voir liste ci-dessus) ; administrer en 2–3 passages tous les 7–10 jours pour couvrir les éclosions.
4) Acariens ériophytes (famille *Eriophyidae*)
**Profil** : microscopiques, vermiformes ; attaquent les tissus méristématiques et les aréoles.
**Symptômes** :
- →**Déformation de la croissance**, aréoles “gonflées”, pousses courtes anormales (type sorcière), cicatrices superficielles fines.
- →Sur les jeunes plantes, aspect “ridée” de l'apex sans cause hydrique.
**Gestion** :
- →Éliminer les micro-pousses déformées lors d'attaques localisées.
- →Rotation d'**acaricides ovicides/juvéniles** et translaminaires (étoxazole, hexythiazox, abamectine), avec une couverture exceptionnelle de l'apex.
- →**Biocontrôle** : *Amblyseius swirskii* et *N. cucumeris* comme préventifs dans des climats tempérés.
5) Acarien large (*Polyphagotarsonemus latus*) et acarien du cyclamen
**Profil** : ravageurs des apex ; minuscules ; endommagent les tissus jeunes.
**Symptômes** :
- →Apex épaissis, croissance arrêtée et “ridée”, aréoles émettant des épines déformées.
- →Sur les boutures enracinant, arrête l'émission de racines aériennes/aréolaires.
**Gestion** :
- →Environnement : éviter une humidité relative chroniquement élevée et une chaleur stagnante sans ventilation dans la serre.
- →Acaricides/miticides compatibles avec les tarsonémides (abamectine, spirotetramat systémique là où autorisé, etc.).
- →Biocontrôle : *N. cucumeris*, *A. swirskii*.
6) Thrips (*Frankliniella occidentalis*, *Thrips tabaci*)
**Profil** : fins, très rapides ; se cachent dans les sillons et les fleurs.
**Symptômes** :
- →Surface **argentée** ou “givrées”, avec **points noirs** (excréments) et lignes de grattage.
- →Déformation légère de l'apex ; dommages esthétiques sévères sur les jeunes plants et les côtes.
**Confirmation** : pièges bleus ; le tapotement révèle des insectes allongés jaunes/bruns.
**Gestion** :
- →**Hygiène et filets** anti-insectes dans les ouvertures de la serre ; éliminer les vieilles fleurs.
- →**Biocontrôle** : *Orius laevigatus*/*O. insidiosus* (prédateurs adultes et nymphe), *A. swirskii* ou *N. cucumeris* pour les stades juvéniles.
- →**Insecticides** en rotation *IRAC* : spinosad, ciantraniliprol, acetamiprid ou autres autorisés pour les ornementales ; appliquer en alternant tous les 5–7 jours et avec un mouillant.
7) Cochenilles “écaille” (Diaspídidos/Cóccidos) camouflées
**Profil** : plaques dures ou cireuses collées à l'épiderme, de la couleur de la tige ; nymphe mobile presque invisible.
**Symptômes** :
- →Points jaunâtres circulaires qui évoluent en taches brunes ; parfois avec miellat/noirâtre (dans les cóccides).
- →Déclin général s'il y a colonisation du collet.
**Gestion** :
- →Retrait manuel avec un coton-tige et de l'alcool isopropylique à 70 % dans les foyers initiaux.
- →Huiles horticoles douces par temps frais et à l'ombre ; éviter les brûlures en plein soleil/chaleur.
- →Systémiques/IGR (p. ex., buprofezina, piriproxifène, spirotetramat) selon l'enregistrement local ; répéter et alterner les modes d'action.
- →Biocontrôle : *Cryptolaemus*, *Anagyrus*, *Metaphycus* dans des programmes professionnels.
Différencier un ravageur d'une maladie ou d'une physiopathie
- →**Brûlure solaire** : plaques corcho-brunes bien délimitées après un changement brusque vers le plein soleil. Pas de piqûres ni d'excréments. Prévention : acclimatation progressive avec un filet 40–50 %.
- →**Œdème** : ampoules/corchos dus à un arrosage avec un substrat froid ou des pics d'hydratation ; ne progresse pas avec le biocontrôle ni les insecticides.
- →**Déficiences nutritionnelles** : chlorose intervenale régulière (fer, magnésium) sans grattage ni brunissement rugueux. Ajuster le pH d'arrosage et les chélates.
- →**Champignons et bactéries** : taches enfoncées et humides (bactérioses) ; nécrose avec halo ou picnidios (anthracnose) ; pourriture au collet/racine avec mauvaise odeur. Gestion : assainissement + fongicides autorisés + ajustement de l'arrosage.
- →**Virus (p. ex., Cactus virus X)** : mosaïques, anneaux, piqûres qui ne répondent pas aux traitements ; pas de remède. Isoler ou écarter le matériel affecté pour protéger le reste.
Gestion Intégrée des Ravageurs (MIP) pour Trichocereus
1) Prévention et hygiène
- →**Quarantaine** 3–4 semaines pour toute entrée ; inspections avec loupe.
- →**Désinfection** des plates-bandes, tables et outils ; nouveau substrat et pots propres.
- →**Eau et nutrition** équilibrées ; éviter l'excès de N qui ramollit les tissus.
- →**Environnement** : ventilation active dans la serre ; éviter les microclimats de chaleur sèche extrême (acariens) ou d'humidité relative élevée stagnante (tarsonémides).
2) Surveillance et seuils
- →Révisions **hebdomadaires** en saison de croissance ; bimensuelles en repos.
- →Pièges collants : 1/10 m² (min.) et près des portes/fenêtres.
- →Enregistrement photographique et tableaux par lot pour des décisions en temps opportun.
3) Biocontrôle comme colonne vertébrale
- →*Phytoseiulus persimilis*, *Neoseiulus californicus*, *Amblyseius andersoni*/*swirskii* pour les acariens.
- →*Orius* et *Amblyseius* pour les thrips.
- →*Cryptolaemus*, *Anagyrus* pour les cochenilles.
- →Sol : *Stratiolaelaps* et nématodes entomopathogènes (*Steinernema feltiae*) comme soutien.
4) Interventions chimiques intelligentes
- →Utiliser **substances actives enregistrées** pour ornementales/cactus dans votre pays ; suivre l'étiquette.
- →**Rotation IRAC** pour éviter les résistances ; 2–3 applications par cycle avec des intervalles appropriés.
- →**Mouillant** et couverture 360° des côtes et aréoles ; éviter les applications en plein soleil ou à des températures élevées pour minimiser la phytotoxicité.
- →Éviter les huiles et l'abamectine en **vagues de chaleur** et en plein soleil ; effectuer des tests sur quelques plantes avant de généraliser.
Protocoles pratiques selon le symptôme
Si vous suspectez une cochenille des racines
- →Suspendez la fertilisation et l'arrosage pendant 48 h ; démoulez avec précaution et **lavez les racines**.
- →Retirez le substrat ancien ; taillez les racines mortes ; bain bref dans de l'eau savonneuse.
- →Replantez dans un nouveau substrat drainant ; appliquez un **drench** avec un produit autorisé ou introduisez *Stratiolaelaps* comme soutien.
- →Contrôlez les fourmis avec un appât et éliminez les pots fortement infestés s'ils ne sont pas précieux.
Si vous observez un “russeting” sans toiles
- →Vérifiez avec une loupe pour *Brevipalpus* ; installez des préventifs *A. swirskii* ou *N. californicus*.
- →Appliquez un acaricide translaminaire et répétez tous les 7–10 jours ; faites tourner le mode d'action.
- →Améliorez la ventilation et réduisez le stress hydrique.
Si vous observez un aspect argenté et des points noirs
- →Confirmez les thrips avec des pièges bleus et le tapotement.
- →Libérez *Orius* + *A. swirskii* et alternez spinosad/ciantraniliprol selon l'étiquette.
- →Retirez les fleurs fanées et nettoyez les plates-bandes.
Si l'apex se déforme sans cause
- →Évaluez les ériophyes/tarsonèmes ; éliminez les tissus très déformés.
- →Application ciblée d'acaricide ovicide/juvénile sur le méristème ; répétez.
- →Ajustez le climat : évitez une HR élevée sans mouvement d'air.
Calendrier de surveillance (Hémisphère Nord ; inversez 6 mois dans l'Hém. Sud)
- →**Mar–Avr** : réactivation des ravageurs ; placez des pièges adhésifs ; première libération d'acariens bénéfiques.
- →**Mai–Aoû** : pic d'acariens et de thrips. Révisions hebdomadaires avec loupe ; douches douces ; rotation des acaricides si les seuils sont dépassés.
- →**Sep–Oct** : réduisez l'azote ; privilégiez le potassium/silicium pour durcir les tissus ; contrôlez les cochenilles des racines avant le repos.
- →**Nov–Fév** : arrosages minimaux au froid ; inspections toutes les 3–4 semaines pour les cochenilles des racines et les cochenilles à col.
Erreurs courantes qui favorisent les ravageurs invisibles
- →**Ne pas utiliser de loupe** : vous retarderez le diagnostic de plusieurs semaines.
- →**Arrosages copieux avec un substrat froid** : prédisposent à des œdèmes et des pourritures qui compliquent le diagnostic.
- →**Excès d'azote** : tissus tendres, plus appétissants.
- →**Appliquer des huiles au soleil** : risque de brûlures et de corking.
- →**Ne pas faire tourner les modes d'action** : résistances chez les acariens/thrips.
FAQ rapide
- →**Comment distinguer les acariens des thrips sans microscope ?** Tapotement sur une feuille de carton : les acariens sont des points ronds qui se déplacent lentement ; les thrips sont allongés et courent rapidement. La surface argentée avec des points noirs indique des thrips ; le "russeting" rugueux indique des acariens, surtout *Brevipalpus*.
- →**Y a-t-il un ravageur si je ne vois pas de miellat ?** Oui ; les acariens ne produisent pas de miellat et causent des dommages sévères sans noir.
- →**Puis-je utiliser du savon potassique ?** Utile contre les cochenilles aériennes et les nymphes de thrips comme soutien. Dans Trichocereus, testez sur une petite zone d'abord ; ne pas appliquer au soleil ni par temps chaud.
- →**Que faire avec une plante présentant un motif suspect ?** Isolez ; si le virus est confirmé, jetez-la pour protéger le reste. Désinfectez les outils.
- →**À quelle fréquence vérifier ?** En croissance, hebdomadaire ; en repos, mensuel. Toujours avant et après des mouvements/transplantations.
Fiche de référence rapide : symptômes → suspicion principale
- →**Arrêt + jaunissement + fourmis** → Cochenille des racines.
- →**Argenté + points noirs** → Thrips.
- →**Brunissement rugueux progressif sans toiles** → Faux acariens (*Brevipalpus*).
- →**Moucheté fin + possible toile** → Acariens rouges (*Tetranychus*).
- →**Apex déformé/boutons de sorcière** → Ériophyes ou acarien large.
TRICHOLAND : support technique et solutions à échelle
Chez TRICHOLAND, nous travaillons avec des protocoles de **Surveillance Intégrée** spécifiques pour *Trichocereus*, combinant inspection avec loupe, pièges adhésifs, libérations d'ennemis naturels et plans de rotation de matières actives compatibles avec les cactus ornementaux. Nous offrons :
- →Conseil en **quarantaine et hygiène** pour pépinière et collections.
- →Conception de **programmes de biocontrôle** (acariens prédateurs, *Orius*, *Cryptolaemus*).
- →Recommandations de **substrats**, fertirrigation et gestion climatique qui minimisent le risque de ravageurs.
- →Checklists de diagnostic et **calendriers de suivi** adaptés à votre climat.
Si vous avez besoin d'aide pour confirmer un diagnostic ou élaborer un plan MIP pour votre collection ou votre production, l'équipe technique de TRICHOLAND est à votre disposition.
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